You are reading the fourth edition of Change in Motion, a special quarterly digest from APC on the work and reach of our network. Here you’ll find key highlights from our community acting in over 60 countries to shape technologies for social, gender and environmental justice, while countering backlashes on various fronts.
Voici la quatrième édition de Changement en marche, le condensé trimestriel d’APC qui présente le travail et la portée de notre réseau. Vous trouverez ici les moments les plus marquants des actions de notre communauté dans plus de 60 pays pour créer des technologies au service de la justice sociale, environnementale et de genre et réagir face aux régressions sur divers fronts.
Depuis notre édition d'avril dernier, les yeux sont rivés sur l’intelligence artificielle. Comme le résume l'éditorial de la série d’articles « Don’t ask AI, ask a peer » (« Ne posez pas vos questions à l’IA, posez-les à vos collègues »), les avancées dans ce type de technologies suivent un modèle commercial largement extractiviste qui implique de nombreux risques et impacts négatifs – qu’il s’agisse de leur empreinte écologique, l’exploitation des terres et ressources, leur utilisation pour la surveillance et la guerre, et de nombreuses autres violations des droits humains. En plus de notre ralliement à de nombreuses voix pour affirmer que la guerre accélérée par l'IA doit prendre fin, notre communauté s’est engagée dans le tout premier Dialogue mondial de l'ONU sur la gouvernance de l'IA, qui appelle à la transparence, la responsabilisation et à tenir compte des propositions visant à adopter une démarche à la fois basée sur les droits humains, féministe et inclusive en matière de réglementation.
L’identification de voies alternatives face aux revers s’est également avérée essentielle. Comme le résume un membre d’APC en Asie du sud, l'annulation du RightsCon en mai nous « a rappelés à la dure réalité que le travail sur les droits numériques n’a pas lieu dans un espace neutre. » Cette annulation a été à l’origine d’une vaste réflexion sur la réduction de l’espace civique, qui s’ajoute aux coupes budgétaires et à l’intensification des attaques envers les défenseur·es des droits humains, des mouvements sociaux et des organisations de la société civile partout dans le monde. Malgré tout, la crise a révélé un profond sentiment de résilience parmi les organisations qui ont su se montrer en mesure de trouver de nouvelles manières de poursuivre leur travail, renforcer l’action collective et soutenir les communautés locales.
De plus, à l’occasion du Mois des fiertés en juin, un article du Programme pour les droits des femmes (PDF) d'APC, publié par notre partenaire Global Voices dénonçait les attaques constantes commises par les gouvernements, les grandes entreprises technologiques et autres puissances à l’encontre de la diversité de genres et d’autres initiatives de justice sociale. Il réaffirmait l’idée que l’heure est venue de continuer à résister à travers nos récits et d’exiger à la fois représentation et inclusion des personnes de différentes identités et expressions de genre aux différentes instances de décision.
Ce numéro reprend les efforts réalisés récemment par la communauté APC pour poursuivre dans cette voie ; il est destiné à servir d’outil d’apprentissage partagé et constitue un appel à renforcer la résistance. Lisez la suite.
Établir des programmes communs
Bytesforall Bangladesh faisait partie des près de 50 organisations présentes au Rassemblement d’APC pour la région Asie en juin dernier, qui a compté avec la participation de membres du Bangladesh, d’Inde, du Népal, du Myanmar, de Thaïlande, des Philippines, d’Indonésie, de Malaisie et de Corée du Sud. Les réflexions de l'organisation suite aux débats collectifs montrent que l’IA n’est plus un sujet isolé mais se connecte avec des questions telles que les droits numériques, la justice climatique, les réseaux communautaires, la surveillance, la désinformation et la violence de genre facilitée par la technologie (ou violence numérique).
APC et plusieurs membres ont signé une déclaration commune pour exprimer leur profonde préoccupation concernant les résultats du nouveau rapport émis par 7amleh, Monetizing Occupation: Meta's Financial Enablement of Settlement Activity and Violent Rhetoric Against Palestinians [Monétiser l’occupation : Le financement par Meta des activités de colonisation et de la rhétorique violente à l’encontre des Palestiniens]. Le rapport met en évidence un modèle particulièrement dérangeant dans lequel non seulement Meta manque à ses obligations de retrait de tout contenu néfaste, mais finance activement l’expansion illégale des colons et la rhétorique violente à l’encontre des Palestiniens.
Une grande partie de notre communauté s’est également jointe à la Net Rights Coalition (NRC) pour exprimer sa consternation face à l'annonce unilatérale du gouvernement de Zambie de reporter la date du RightsCon, ce qui a entrainé l’annulation de l’événement mondial. La communauté APC s’est également réunie pour faire le point suite à cette annulation, s’interroger sur la réduction de l’espace civique et réfléchir aux perspectives d’avenir. Cet article fait le résumé des principales réflexions faites à cette occasion. Depuis lors, Access Now a annoncé une version en ligne de RightsCon le 22 septembre où pourront avoir lieu quelques-unes des sessions originellement prévues.
Les membres et partenaires de l'initiative Local Networks (LocNet) sont engagés dans les processus de gouvernance depuis trois mois dans le but de faire pression pour l’adoption d’un programme commun de défense de la connectivité axée sur la communauté, en particulier en matière de mécanismes de financement qui soutienne les initiatives locales. Ils ont ainsi déployé leurs efforts lors de la Commission de la science et de la technique au service du développement (CSTD) des Nations Unies, 29e session qui s’est tenue en avril, suivie du Forum 2026 du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) et le Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA aux Nations Unies au mois de juillet.
Au niveau national, les organisations de la société civile se sont mobilisées en faveur de meilleures politiques et réglementations en matière de création d’écosystèmes favorables à la connectivité axée sur la communauté, sur la base de mécanismes adaptés aux réalités locales. Des exemples concrets d’actions récentes à niveau national en font foi en Colombie, au Mexique, en Indonésie et au Nigeria, et des stratégies nationales de promotion de tels environnements ont été publiées en Colombie, au Nigeria et dans les Philippines, s’ajoutant à la stratégie de l’Afrique du Sud sortie l’an dernier.
Au-delà du plaidoyer relatif à la gouvernance en soi, le renforcement des capacités à niveau local est une démarche essentielle pour consolider les initiatives de connectivité axée sur la communauté. L'École d'Afrique du Sud sur les politiques du numérique a ainsi réalisé en avril de cette année sa toute première édition sur les réseaux communautaires. Dans le même ordre d’idées, cette vidéo réalisée par REDES A.C. et Rhizomatica montre les moments forts des cours intensifs qui sont récemment venus clôre la Formation mixte pour les gestionnaires de réseaux TIC de communautés rurales et indigènes en Amérique latine et en Afrique.
LocNet a également officiellement lancé en Indonésie l’étape pilote de son programme d'enseignement en ligne sur les initiatives de connectivité axée sur la communauté (CCCI), en partenariat avec Relawan TIK, la Indonesian School of Community Networks et la coalition Rembuk Nusa. De plus, le Centre for Information Technology and Development (Centre pour les technologies de l'information et le développement - CITAD) encourage l’acquisition de nouvelles compétences et opportunités de revenus avec sa formation aux micro-enterprises et au numérique destinée aux femmes nigerianes, soutenue par LocNet.
REDES A.C. a récemment publié le rapport annuel de ses activités menées l'an dernier, dont beaucoup ont été réalisées en collaboration avec APC et des organisations partenaires. Le rapport revient sur le travail réalisé pour mieux réfléchir au renforcement des processus d’autonomie des communautés, et notamment une démarche axée sur la communauté en faveur du droit à la communication et à la connectivité. [Disponible en espagnol.]
Actions de terrain : au village de Mankosi en Afrique du Sud, Zenzeleni Networks fait fonctionner un laboratoire informatique pour fournir aux communautés rurales un accès internet, des formations en culture numérique, un accompagnement périscolaire pour les élèves et des ordinateurs portables reconditionnés. En Indonésie, une nouvelle vidéo réalisée par Common Room présente le réseau communautaire développé par la communauté indigène Kasepuhan Gelaralam, qui contribue à la communication locale, au renforcement des capacités communautaires et à la gestion de l’environnement.
Axée sur les expériences de création de médias participatifs, notamment lorsqu’elles sont le fruit d’une collaboration entre réseaux communautaires et créateur·ices de contenu communautaire, la publication Community Interest Media: Emerging concepts and practices from the Global Majority (and friends) présente huit études de cas réalisées au Brésil, en Indonésie, au Kenya, au Mexique, au Nigéria et aux Philippines, ainsi que deux exemples de pratiques interrégionales. L’étude vient d'être publiée par APC et International Association of Women in Radio and Television - section Kenya (IAWRT).
Se centrer sur les droits humains, le genre et la justice environnementale
Le Feminist Internet Research Network (Réseau de recherche sur l'internet féministe - FIRN) et Resistance and Resilience: Collaborative Responses to Online Attacks on Environmental Defenders (R&R), des initiatives menées par APC, ont organisé un symposium en ligne de 3 jours au mois d’avril pour réunir des partenaires de recherche qui se consacrent à la violence numérique depuis différentes perspectives interconnectées du point de vue social et géopolitique. Les débats ont porté sur le rôle des infrastructures numériques, des relations de pouvoir coloniales et des inégalités structurelles dans la violence facilitée par la technologie, ainsi que dans d’autres injustices sociales et environnementales au sens large ; ils se sont également centrés surt les réponses, perturbations et initiatives mises en œuvres pour remédier à la situation.
Pollicy a publié un rapport collaboratif avec African Internet Rights Alliance qui montre comment les systèmes qui régissent les pièces d’identité, les paiement et les données reproduisent des inégalités historiques. Les infrastructures publiques du numérique en Ouganda, au Kenya et en Afrique du Sud y sont analysées à travers une perspective afroféministe, qui met en lumière les barrières systémiques et leurs conséquences liées au genre.
Au Nigeria, CITAD a lancé Reportrix, une application pour lutter contre la violence basée sur le genre et les fausses informations. L’appli propose une plateforme multilingue sécurisée qui permet de signaler toute violence basée sur le genre, désinformation ou violation des droits numériques.
La Foundation for Media Alternatives (FMA) a procédé à deux grandes analyses du contexte local pour contribuer à imaginer des réponses adaptées aux violations des droits numériques aux Philippines. Comprendre la violence numérique aux Philippines propose une révision féministe des lois du pays relatives à la violence basée sur le genre à l’ère du numérique. Depuis 2012, FMA a documenté pas moins de 738 cas de violence numérique basée sur le genre dans le pays. L’organisation a publié son Rapport 2025 des droits numériques, qui relève que malgré les efforts continus pour étendre la connectivité et l’inclusion numérique l’an dernier, le nombre de cyberattaques, les fuites de données, la surveillance, la gouvernance de l’IA, la liberté de la presse et la violence numérique basée sur le genre s’avèrent de plus en plus préoccupants.
La recherche menée par la Digital Empowerment Foundation (DEF) intitulée Just AI, Just Land: Socio-Environmental Implications of Data Centers on Communities [Juste l’IA, juste la terre : Implications socio-environnementales des centres de données sur les communautés] s’intéresse aux implications socio-environnementales de l’extension de l’infrastructure des centres de données sur les communautés locales à Telangana en Inde. La Fondation y met en évidence l'influence sur l'utilisation de la terre, l'accès à l'eau et les modes de subsistance du développement de l'infrastructure des centres de données, tout en suivant la manière dont les communautés locales s’adaptent à ces changements.
Au Brésil, l’Institut Nupef et InternetLab ont réalisé l’étude Networks in the Forest: Reflections and Pathways to Ensuring Meaningful Connectivity in the Amazon [Réseaux dans la forêt : Réflexions et voies pour garantir une connectivité significative en Amazonie], une évaluation des enjeux assortie de recommandations destinées aux autorités publiques et aux fournisseurs de service internet. Le pré-lancement en ligne a réuni le 19 mai des leaders communautaires, des représentant·es du gouvernement, des chercheur·es et des organisations de la société civile pour discuter autour de ces questions.
Un nouveau rapport de Social Media Exchange (SMEX), Produced, tested, deployed [Produite, testée, déployée], met en avant le coût humain de l’industrie technologique militarisée et comment cette technologie s’inscrit dans les structures existantes d’impunité pour les violations des droits humains dans la région. Le rapport examine six pays : le Soudan, la Syrie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Israël et l’Égypte.
7amleh a publié un nouveau rapport de recherche, The Platformicide of Palestine (2021–2025) [Le Plateformicide de la Palestine (2021-2025)], qui fait l’analyse de 3520 cas et documente les schémas de censure et de suppression qui affectent le contenu palestinien sur Facebook et Instagram. Un nouveau rapport de 7amleh documente l'exclusion systématique des Palestiniens des plateformes numériques mondiales, y compris dans les services de paiement, le commerce électronique et le télétravail.
Point of View et Quicksand se sont rendus dans plusieurs villes pour poser la même question dans toute l'Inde : « Que vous font ressentir les réseaux sociaux ? ». Les mêmes termes revenaient sans cesse : inévitable, anxiété, agenda, chambres d’écho, polarisant. Cette consultation a permis de montrer que les préjudices ne sont pas une chose abstraite mais sont bien vivants dans le quotidien. Les résultats obtenus ont amené les organisations à lancer une série Instagram sur @povmumbai au mois de juillet pour montrer à quoi pouvaient ressembler la sécurité numérique, les algorithmes transparents et les données accessibles dans la pratique.
Le Myanmar Internet Project (MIP) a mené une étude interprétative dans le but d’examiner les réalités des luttes pour la connectivité dans les zones de guerre du Myanmar. Les résultats sont rassemblés dans la publication Hello from the Other Side: Access to Alternative Communications and Digital Resilience in Myanmar's Internet Shutdown Areas [Bonjour depuis l’autre côté : Accès aux communications alternatives et résilience numérique dans les zones de coupure d’internet au Myanmar], qui émet également des recommandations pour l’avenir.
Depuis le coup d’État militaire de 2021, le Myanmar a connu une escalade inquétante de la répression numérique, qui touche de manière disproportionnée les défenseur·es des droits humains et en particulier les femmes. Cette étude, menée par le MIP en collaboration et avec le soutien d’APC, documente et analyse les expériences de ces défenseur·es et d’autres activistes pro-démocratie afin de mieux comprendre ce que signifie la répression numérique et la violence de genre sous le régime militaire.
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse de cette année, le 3 mai, Exile Hub a proposé une réflexion sur la résilience des journalistes du Myanmar qui relatent les conflits, les déplacements et l’exil. Malgré la surveillance, la répression et l’insécurité, les journalistes continuent de documenter les réalités de terrain pour veiller à ce que la vérité, la mémoire et les responsabilités ne soient pas perdues.
Le Unwanted Witness Privacy Scorecard Report [Rapport de performance sur les données privées des témoins indésirables] suit la manière dont les organisations du secteur public et privé protègent les données personnelles et respectent leurs obligations en matière de protection des données. Le dernier rapport examine la conformité, met en lumière les avancées et fait ressortir les lacunes persistantes dans le paysage du respect des données privées au Nigeria, au Ghana, au Botswana, au Rwanda, en Tanzanie, à l’île Maurice, au Zimbabwe, au Kenya et en Ouganda.
Un nouveau rapport réalisé par Body & Data examine l'utilisation croissante de l'IA générative dans l'éducation au Népal. Si les étudiants font état de retombées positives sur l’apprentissage et le travail de groupe, beaucoup ont également manifesté leurs préoccupations envers la pensée critique, la créativité et l’exactitude des réponses générées par IA. La recherche émet des recommandations pour contribuer à une utilisation responsable et éthique de l’IA dans les milieux éducatifs.
Une initiative portant sur les compétences numériques dans le nord du Kenya a formé 167 personnes à l’utilisation des technologies pour renforcer les moyens de subsistance, améliorer l’accès aux services et ouvrir des opportunités économiques. Axée sur les jeunes, les femmes et les personnes en situation de handicap, la formation a été dispensée dans le cadre du projet Enhancing Digital Access and Community Resilience [Améliorer l’accès au numérique et la résilience communautaire – EDACR], et mise en œuvre par KICTANet.
Créer des politiques et processus numériques collectivement
Lors du Forum 2026 du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) et du Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l’IA début juillet, la communauté APC a appelé à un changement de paradigme dans le développement des technologies – un changement qui privilégie les droits des personnes et la préservation de la planète. Pour y parvenir, la gouvernance doit être éclairée par l’expérience vécue, et les forums de discussion doivent devenir plus inclusifs et connectés avec les personnes qui résistent sur le terrain. Il est également essentiel de renforcer les mécanismes de responsabilité. Ce sont ces processus qui ont permis à la société civile de présenter des recommandations concrètes permettant d’atteindre ces objectifs.
Notre engagement a cependant commencé bien avant ces événements. Le Forum mondial sur la justice numérique, dont APC est membre, a prononcé une déclaration lors de la troisième consultation virtuelle multipartite du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA pour dégager les domaines prioritaires. Les organisations ont activement participé à la mise en oeuvre du processus du Pacte numérique mondial des Nations Unies et du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’IA. Elles ont par ailleurs également envoyé une lettre conjointe aux co-présidents du Dialogue mondial au sujet de la participation multipartite.
Notre objectif consiste à continuer à l’avenir à promouvoir un cadre respectueux des droits, notamment les Principes directeurs et engagements féministes pour la gouvernance mondiale de l'IA, qui examinent les actions, les indicateurs et les mécanismes de responsabilité nécessaires pour transformer les engagements en pratique, et émettent des recommandations concrètes destinées aux gouvernements et aux décideurs.
En tant qu’organisation de défense du droit à la communication via internet, le Japan Computer Access Network (JCA-NET) propose depuis de nombreuses années des mesures concrètes pour défendre le droit à la vie privée en ligne. Elle s'oppose actuellement à la législation visant à créer des agences nationales de renseignement, étant donné les atteintes de ces agences et systèmes au droit à la communication, au Japon mais aussi dans le monde.
Le Digital Justice Network s’est uni à 41 organisations de la société civile de toute la Corée du Sud pour constituter « l'Action conjointe de la société civile pour renforcer la responsabilité et l'intérêt public dans l'IA ». Ce groupe œuvre au renforcement de la responsabilité et de l’intérêt public dans le développement et l’utilisation de l’IA pour ainsi mettre en place une gouvernance démocratique.
Les conditions de travail des organisations de la société civile ne cessent de se détériorer : espace civique en recul, instabilité financière, désinformation, menaces pour la sécurité numérique, et un paysage technologique en rapide évolution. Les membres d’APC CIPESA, Derechos Digitales, Instituto Nupef et SMEX font partie des organisations qui partagent leurs points de vue dans un document de principe sur les changements systèmiques, les défis du financement et les enjeux pour la défense des droits numériques. Leurs réflexions et recommandations pratiques sont synthétisées dans le document Funding for digitally resilient futures in the Global South [Le financement pour des avenirs résilients du numérique dans le Sud global] .
Renforcer notre sécurité, notre bien-être et notre résilience numérique de manière collective et holistique
Better not bigger [Pas plus grand, mieux] : Le réseau d’APC regorge d’organisations qui se consacrent depuis de nombreuses années à la création d’alternatives aux grandes entreprises technologiques qui soient centrées sur la communauté et respectent les droits, ancrées aussi bien sur la justice sociale et environnementale que sur le bien-être collectif. Leur travail présente une vision différente de l’avenir numérique ; l’infrastructure n’y est pas vue comme une marchandise extractiviste axée sur le profit, mais comme un bien commun.
La publication Holding the Line: What Civil Society Needs to Stay Resilient Amid Democratic Backsliding [Tenir bon : Ce dont la société civile a besoin pour rester résiliente face au recul démocratique], propose un examen approfondi de ces réalités. Co-rédigée par le membre d’APC Metamorphosis Foundation, elle analyse les besoins des acteur·ices de la société civile pour pouvoir poursuivre leur travail et faire face aux défis actuels de manière pratique et durable.
7amleh a lancé un nouveau modèle d'écoute sociale alimenté par l'IA conçu pour analyser les discours numériques palestiniens en arabe et en hébreu, et transformer les conversations en ligne en informations exploitables pour les organisations de la société civile. Le modèle permet aux organisations de mieux comprendre les discours publics, réaliser un suivi des récits émergents et des risques, analyser le sentiment du public et générer des analyses basées sur les données qui appuient le plaidoyer, la recherche, les campagnes et la planification stratégique.
Deux membres d’APC, Colnodo et eQualitie, ont lancé Areopagítica, une plateforme de sécurité numérique conçue pour protéger la démocratie et le libre flux de l’information. Cette initiative propose aux organisations de terrain, aux journalistes et aux activistes, un service d’assistance dédié, des ressources pratiques et une formation destinée à atténuer les risques en ligne lors de périodes électorales compliquées.
Comment faire pour ne plus dépendre des grandes entreprises et de leurs serveurs du cloud ? Pouvons-nous créer des technologies numériques pour le bien commun qui fassent également avancer la liberté des utilisateur·ices ? Voilà le type de questions que se pose cette publication qui présente les interviews réalisées pour la série « Construire l'avenir d'un internet libre » sur les logiciels libres, les données ouvertes, le matériel ouvert et les projets de normes ouvertes.
Avant de partir
Ceci est la quatrième édition de notre condensé trimestriel spécial sur les impacts de la communauté APC. Cette compilation est aussi accessible sur APC.org en anglais et en espagnol. Les republications et nouvelles traductions sont les bienvenues – n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse communications@apc.org si vous pouvez contribuer à la diffusion de l’impact de notre réseau. Si vous faites partie de la communauté APC, vous pouvez utiliser cette même adresse mail pour nous envoyer des informations sur les temps forts dans votre organisation, pour une éventuelle inclusion dans le prochain numéro de cette compilation.
Merci, et à bientôt pour la prochaine édition, qui devrait vous parvenir en octobre 2026. En attendant, si vous souhaitez recevoir plus souvent des informations sur notre actualité, abonnez-vous à notre bulletin APCNouvelles, publié toutes les deux semaines.